Pas le temps de tout lire ? En bref : L’amour c’est surcoté, premier film de Mourad Winter, met en scène Hakim Jemili en célibataire paumé qui tombe sur Laura Felpin, tornade bavarde et solaire. Le film aligne les vannes efficaces, une alchimie de couple vraiment chouette et une couche plus grave autour du deuil, de l’amitié et de la thérapie. On adore le côté comédie de potes + romcom, quelques dialogues au cordeau et la tendresse pour ses personnages. On est plus mitigés sur un rythme parfois inégal et une mise en scène assez sage pour un sujet aussi émotionnel. Verdict : clairement pas surcoté si tu aimes les romcom françaises qui parlent de mecs vulnérables sans les ridiculiser, mais ne t’attends pas non plus au game-changer du siècle. 💘
Tu as tapé “l’amour c’est surcoté avis” pour savoir si ça vaut le coup de suivre Hakim Jemili en loose totale côté cœur ? On est là pour faire le tri : de quoi parle vraiment le film, est-ce que ça fait rire, est-ce que ça touche, et est-ce que le titre tient ses promesses côté cynisme amoureux (spoiler : pas tant que ça). On te propose un avis sans langue de bois, avec un œil ciné mais aussi “soirée canap + plaid”.
Et si tu aimes les films français qui mélangent humour et sujets pas si légers, tu peux aussi jeter un œil à notre avis sur Un homme en fuite ou, côté plus dark, Les Chambres rouges. Pas le même mood, mais même envie de raconter des gens cabossés.
- L’amour c’est surcoté : c’est quoi l’histoire ?
- Fiche film : casting, réal, durée
- Ce qu’on a aimé (et qui n’est pas surcoté)
- Ce qui coince un peu
- Romcom feel good… sur le deuil et la vulnérabilité
- L’amour c’est surcoté : pour qui, pour quel mood ?
- Surcoté ou pas ? Notre verdict
- FAQ – L’amour c’est surcoté
L’amour c’est surcoté : c’est quoi l’histoire ?
L’amour c’est surcoté, c’est une comédie romantique française réalisée par Mourad Winter, adaptée de son propre roman du même nom :contentReference[oaicite:0]{index=0}. Le film est présenté en avant-première au festival de l’Alpe d’Huez 2025, où il décroche une mention spéciale du jury :contentReference[oaicite:1]{index=1}. Niveau casting, on est sur un duo très génération stand-up / Insta : Hakim Jemili et Laura Felpin, entourés de Benjamin Tranié et même François Damiens en renfort. :contentReference[oaicite:2]{index=2}
Le pitch :
- Anis (Hakim Jemili), diagnostiqué “nul avec les meufs” depuis toujours, mène une vie sentimentale en jachère totale.
- Trois ans après la mort de son meilleur pote Isma, qu’il n’a jamais vraiment réussi à pleurer, il décide de se bouger et de tenter à nouveau des rencontres.
- Il tombe sur Madeleine (Laura Felpin), boule d’énergie hyper communicative, qui parle beaucoup, trop vite, trop fort… et surtout sans filtre.
À partir de là, le film déroule la relation entre ces deux opposés : lui timide, bloqué dans le deuil et la culpabilité ; elle cash, tactile, un peu envahissante, mais profondément bienveillante. Le tout entouré d’une bande de potes, de soirées parisiennes, de parents relous et de séances chez la psy.
Fiche film : L’amour c’est surcoté en un coup d’œil
| Élément | Détail |
|---|---|
| Titre | L’amour, c’est surcoté |
| Réalisation / Scénario | Mourad Winter |
| Origine | Adapté de son roman L’amour, c’est surcoté (Robert Laffont) |
| Genre | Comédie romantique |
| Pays / Année | France, 2024–2025 (sortie salles avril 2025) |
| Durée | Env. 1h38 :contentReference[oaicite:3]{index=3} |
| Cast principal | Hakim Jemili (Anis), Laura Felpin (Madeleine), Benjamin Tranié (Paulo), François Damiens, Abdulah Sissoko… :contentReference[oaicite:4]{index=4} |
| Musique | Bachar Mar-Khalifé :contentReference[oaicite:5]{index=5} |
| Distinctions | Mention spéciale du jury – Festival de l’Alpe d’Huez 2025 :contentReference[oaicite:6]{index=6} |
| Où le voir ? | Sorti en salles, puis dispo en VOD / plateformes (Canal+, Prime Video, etc.) :contentReference[oaicite:7]{index=7} |
Ce qu’on a aimé (et qui n’est pas surcoté)
1. Le duo Hakim Jemili / Laura Felpin
Le gros point fort du film, c’est clairement le duo. Télérama comme d’autres critiques saluent l’alchimie entre les deux, qui “fait des merveilles” à l’écran :contentReference[oaicite:8]{index=8}. Et franchement, on est d’accord :
- Hakim Jemili joue un Anis touchant, loin du cliché “beauf rigolo” : il est maladroit, mélancolique, un peu cassé, mais jamais ridicule.
- Laura Felpin est parfaite en Madeleine : logorrhéique, borderline envahissante, mais avec un charme cash qui fait qu’on comprend totalement pourquoi Anis tombe amoureux. :contentReference[oaicite:9]{index=9}
- Leur façon de flirter à base de vannes, d’auto-dérision et de grandes tirades un peu bancales sonne très “2025” : on sent l’écriture stand-up, mais en version sensible.
2. Une romcom qui laisse de la place aux potes
L’amour c’est surcoté ne se contente pas de coller deux gens face à face : il y a tout un écosystème de potes autour d’Anis, avec un vrai sens du collectif :
- Benjamin Tranié en Paulo apporte une énergie bien brute, très “pote de galère” ;
- la bande traîne entre bars, stades, rues de banlieue, avec une dynamique de mecs qui se vannent mais se serrent les coudes ;
- le film ne méprise jamais ses personnages, même quand ils sont largués émotionnellement.
On est loin de la romcom parisienne ultra aseptisée : il y a du bitume, du RER, des parents d’autres milieux, et ça fait du bien.
3. L’humour, moins méchant qu’annoncé
Malgré le titre un peu cynique, l’humour du film est souvent tendre. Certaines critiques soulignent qu’on rit beaucoup, mais “sans jamais que ça vire au mépris” :contentReference[oaicite:10]{index=10}. Ça donne :
- des punchlines sur la drague, les applis, la thérapie, les “meufs inaccessibles” ;
- des scènes de gêne pure (les premiers rencards, les parents, les discussions d’intellos vs “mecs simples”) ;
- mais toujours avec un fond de bienveillance, surtout dans la manière dont le film traite la fragilité d’Anis.
Si tu kiffes les comédies un peu plus noires et tordues, tu trouveras ça peut-être trop doux ; mais pour une romcom française mainstream, le dosage est plutôt cool.
Ce qui coince un peu
1. Une mise en scène assez sage
On sent que c’est un premier film : l’écriture des dialogues est souvent plus inspirée que la mise en images. Plusieurs critiques pointent une réalisation un peu convenue, qui s’appuie beaucoup sur les acteurs pour tenir la barre :contentReference[oaicite:11]{index=11}.
- Pas de grosses trouvailles visuelles : c’est efficace, mais rarement marquant.
- Certains enchaînements de scènes donnent une impression de “sketchs cousus” plus que de récit hyper fluide.
- Les passages plus dramatiques (deuil, psy, conflits) auraient mérité une mise en scène un poil plus audacieuse.
2. Un rythme qui fait un peu le yo-yo
Le film alterne scènes très dialoguées (la marque Winter) et moments plus contemplatifs sur le deuil et la solitude d’Anis. Résultat : le rythme peut sembler un peu en dents de scie.
- Certains passages de comédie pure fonctionnent nickel… puis on retombe d’un coup dans une séquence de thérapie plus lourde.
- On sent parfois le film hésiter entre pure romcom feel good et drame doux-amer sur un mec qui n’a pas fait son deuil.
Perso, on préfère ça à un truc trop lisse, mais ça peut surprendre si tu t’attends à un pur “film de date” léger du début à la fin.
Romcom feel good… sur le deuil et la vulnérabilité
Sous ses airs de comédie romantique “comme les autres”, L’amour c’est surcoté aborde quand même des sujets pas si fun :
- le deuil d’un ami qu’on n’arrive pas à faire ;
- la pression de la virilité quand on a été formaté “mec qui doit gérer, pas pleurer” ;
- la peur de s’engager parce qu’on est persuadé de “casser ce qu’on touche”.
Le personnage d’Anis traîne la perte d’Isma comme un fantôme, au point de saboter ses histoires avant même qu’elles commencent. Sa rencontre avec Madeleine, c’est autant une histoire d’amour qu’un déblocage émotionnel.
On n’est pas loin, thématiquement, de ce que des films plus sombres comme Midsommar ou Hallow Road racontent sur la façon dont le deuil t’enferme – sauf qu’ici, on reste du côté comédie lumineuse, avec une psy (Clotilde Courau) plutôt bien trouvée en contrepoint. :contentReference[oaicite:12]{index=12}
L’amour c’est surcoté : pour qui, pour quel mood ?
| Si tu recherches… | Ce que le film t’offre | À savoir |
|---|---|---|
| Une romcom française actuelle | Un duo Hakim/Laura très chouette, des vannes et de la tendresse | Plus “chronique de quartier + love story” que pur conte de fées |
| Un film drôle pour date | Des scènes de drague awkward, des dialogues qui font sourire | Quelques touches de deuil et de psy peuvent plomber un peu l’ambiance |
| Un truc qui parle de mecs vulnérables | Un héros qui pleure, qui va en thérapie, qui galère avec ses émotions | On reste sur un cadre de comédie : tout n’est pas creusé à fond |
| Un gros choc ciné | Une romcom solide, sincère | Pas révolutionnaire côté mise en scène ou structure |
Surcoté ou pas ? Notre verdict
Alors, L’amour c’est surcoté, surcoté ou pas ? Franchement : non. Le titre est clairement une blague ironique. Ce que le film raconte, au contraire, c’est que :
- l’amour n’est ni magique ni facile, mais c’est ce qui te sort de ta bulle ;
- les mecs ont besoin d’un espace pour être fragiles sans se faire démonter ;
- et qu’un bon rencard, c’est souvent juste deux personnes un peu cassées qui acceptent de l’être ensemble.
Notre avis final :
- ✅ À voir si tu aimes les comédies françaises humaines, avec de vrais personnages et pas que des archétypes.
- ⚠️ Garde en tête que la réalisation reste classique et que tout ne fonctionne pas à 100 % niveau rythme.
Pour une soirée chill, avec l’envie de voir Hakim Jemili en mec paumé attendrissant et Laura Felpin en bombe d’énergie maladroite, c’est un très bon choix. Et si tu veux enchaîner avec un truc plus vénère sur l’amour et l’obsession, tu peux partir sur Les Chambres rouges ou Une femme en jeu. Là, tu verras, l’amour n’est vraiment plus du tout une comédie.
FAQ – L’amour c’est surcoté
L’amour c’est surcoté est-il basé sur un livre ?
Oui. Le film est adapté du roman L’amour, c’est surcoté de Mourad Winter, publié en 2021, qui a bien marché côté critique et public. Le réalisateur adapte donc son propre texte, en en faisant une version plus resserrée et plus romcom. :contentReference[oaicite:13]{index=13}
Le film est-il vraiment drôle ?
On n’est pas dans la comédie lourde, mais dans un humour de situation et de dialogues. Si tu aimes les vannes d’Hakim Jemili et l’énergie de Laura Felpin, tu devrais sourire souvent. Certaines critiques parlent d’un film où l’on “rit d’un bout à l’autre sans mépris pour les personnages” :contentReference[oaicite:14]{index=14}.
Est-ce qu’il faut aimer les romcoms pour apprécier L’amour c’est surcoté ?
Pas forcément, mais ça aide. Le film reste construit comme une comédie romantique classique (rencontre, obstacles, évolution des personnages), même s’il ajoute une couche de deuil et de psy. Si tu es allergique au genre, tu vas peut-être trouver ça trop “mignon”. Sinon, ça passe crème.
Le côté “surcoté” du titre se retrouve vraiment dans le film ?
Pas tant que ça. Le titre joue surtout la carte du cynisme de façade : Anis se protège derrière l’idée que l’amour “c’est surcoté”, alors qu’il est juste terrorisé. Le film, lui, est plutôt du côté “l’amour, c’est compliqué mais ça vaut le coup