The Witcher S1E01 : « The End’s Beginning » démarre fort

novembre 23, 2025

Tu lances Netflix, tu vois The Witcher, tu cliques sur l’épisode 1 : « The End’s Beginning ». Le titre lui-même tease déjà le délire : ici, le début ressemble plutôt à une fin de monde. Entre les marais glauques, les complots de mages et une ville transformée en boucherie, on comprend vite que ce n’est pas une fantasy propre et rangée. Et qu’on va suivre un héros qui n’en est pas vraiment un.

On décortique ce pilote, on explique ce qui marche, ce qui coince un peu, et surtout ce que ça promet pour la suite du show. Installe-toi, on repart à Blaviken. 😏

  1. The Witcher : The End’s Beginning : le contexte pour se repérer
  2. Résumé : que se passe-t-il dans « The End’s Beginning » ?
  3. Fiche technique express de l’épisode
  4. Pourquoi ce début fonctionne (et où ça déraille un peu)
  5. Les thèmes majeurs déjà posés dès l’épisode 1
  6. Notre verdict sur The Witcher : The End’s Beginning
  7. FAQ – Questions que tu te poses sur l’épisode

The Witcher : The End’s Beginning : le contexte pour se repérer

Avant de lancer The Witcher : The End’s Beginning, c’est bien de savoir dans quel bain on plonge. La série adapte les livres d’Andrzej Sapkowski : un monde de monstres bien crades, de mages jamais vraiment fiables et de royaumes en guerre qui pensent plus à leurs frontières qu’à leurs habitants.

Ce premier épisode pioche surtout dans la nouvelle « The Lesser Evil » et sert de carte de visite pour la série :

  • On rencontre Geralt de Riv, sorceleur muté, tueur de monstres pro mais moralement plus nuancé qu’il n’y paraît.
  • On assiste à la chute de Cintra et à la fuite de Ciri, qui sera clairement au centre du jeu plus tard.
  • On comprend que le fameux « destin » ne sera pas juste un mot balancé en l’air, mais un vrai fil rouge du récit.

Bref, la série ne commence pas par un joli tutoriel : elle te balance dans un monde déjà éclaté, et à toi de raccrocher les morceaux. Pas de mode facile ici.

Résumé : que se passe-t-il dans « The End’s Beginning » ?

Geralt à Blaviken : un contrat qui finit en boucherie

On ouvre sur Geralt qui démonte une Kikimora dans un marais. Ambiance marécage + monstres géants : le ton est donné. Il ramène la créature à Blaviken pour se faire payer, mais découvre vite que le vrai problème n’est pas la bestiole, mais les humains.

Très vite, il se retrouve coincé entre deux camps :

  • Stregobor, mage planqué dans sa tour, persuadé de devoir éliminer une princesse « maudite » pour le bien du monde ;
  • Renfri, ex-princesse devenue mercenaire, qui affirme être sa victime et réclame sa revanche.

Geralt essaie d’abord de rester neutre – son mantra, c’est quand même « si je dois choisir entre deux maux, je préfère ne pas choisir du tout ». Sauf que la situation dégénère, et il se retrouve obligé de trancher… au sens très littéral, dans une scène de combat ultra stylée sur la place de la ville.

Résultat : il sauve des innocents, mais Blaviken ne voit qu’une chose : un étranger qui a massacré plusieurs personnes. C’est comme ça qu’il gagne le charmant surnom de « Boucher de Blaviken ».

Ciri à Cintra : quand le conte de fées explose

En parallèle, on suit Ciri, princesse de Cintra, qui vit sa meilleure vie avec sa grand-mère guerrière Calanthe. Sauf qu’au lieu de rester dans le mood banquet & tournois, l’empire de Nilfgaard débarque et rase tout.

Ce que l’épisode montre très bien :

  • La guerre n’a rien d’héroïque : c’est sale, rapide et complètement désespéré.
  • Ciri est forcée de fuir sans comprendre pourquoi son royaume s’effondre en quelques heures.
  • On lui répète que son destin est lié à celui d’un sorceleur dont elle ignore tout : Geralt.

D’un côté, un massacre en pleine ville ; de l’autre, la fin d’un royaume. Le titre « The End’s Beginning » porte bien son nom : le début de la série, c’est littéralement la fin de ce que ces personnages considéraient comme « normal ».

Fiche technique express de l’épisode

InfoDétail
Titre originalThe End’s Beginning
Titre françaisLe Début de la fin
SérieThe Witcher (Netflix)
Saison / épisodeSaison 1 – Épisode 1
DuréeEnviron 61 minutes
RéalisateurAlik Sakharov
ScénarioLauren Schmidt Hissrich, inspiré de la nouvelle The Lesser Evil
Diffusion20 décembre 2019 sur Netflix
AmbianceDark fantasy, politique, dilemmes moraux, bastons chorégraphiées

Pourquoi ce début fonctionne (et où ça déraille un peu)

Ce qui claque vraiment dans The Witcher : The End’s Beginning

  • Une identité visuelle forte : combats lisibles, chorégraphies nerveuses, violence assumée sans tomber dans le gore gratuit.
  • Geralt réussi dès la première scène : taciturne, blasé, mais avec un code moral qui le rend immédiatement intrigant.
  • Une ambiance dark fantasy assumée : on parle de monstres, mais surtout de pouvoir, destin et compromis pourris.
  • Deux lignes narratives complémentaires (Blaviken / Cintra) qui donnent la sensation d’un monde vivant et déjà en crise.

Ce qui peut perdre quelques spectateurs ❌

  • La temporalité n’est pas expliquée clairement : on ne comprend pas tout de suite que certaines intrigues ne se déroulent pas au même moment.
  • Si tu n’as pas touché aux livres ou aux jeux vidéo, certains noms et enjeux tombent un peu de nulle part.
  • Quelques effets spéciaux (genre la Kikimora) font parfois un peu série B de luxe, surtout si tu es habitué aux gros blockbusters.

Mais malgré ces défauts, le pilote a une grande qualité : il donne vraiment envie de voir comment tout ça va dégénérer. Et c’est exactement ce qu’on demande à un épisode 1.

Les thèmes majeurs déjà posés dès l’épisode 1

Le « moindre mal » : quand aucune solution n’est clean

Au cœur de The Witcher : The End’s Beginning, il y a ce concept du « moindre mal ». Geralt essaie de rester neutre, mais se retrouve au milieu d’un conflit où :

  • Un mage manipulateur se cache derrière la « science » et la peur des prophéties pour justifier ses actes ;
  • Une femme brisée, Renfri, réclame justice, quitte à faire couler le sang de toute une ville.

La série le pose clairement : refuser de choisir, c’est déjà un choix. Et Geralt va payer le prix de cette position, autant dans sa réputation que dans sa conscience.

Le destin qui s’invite partout

Même si Geralt et Ciri ne se croisent pas encore, le montage fait tout pour te faire comprendre que leurs routes sont liées. Le mot revient sans cesse : destin. Pas comme un concept romantique, mais comme une force lourde et parfois injuste, qui écrase aussi bien les rois que les monstres.

Ce premier épisode laisse donc entendre que The Witcher ne sera pas seulement une série de chasses aux créatures, mais bien un récit sur ce qu’on fait quand on est coincé entre ce qu’on veut et ce que le destin nous colle dans les pattes.

Notre verdict sur The Witcher : The End’s Beginning

Au final, The Witcher : The End’s Beginning est un pilote imparfait mais ultra solide. Il ne prend pas le temps de tout expliquer, il balance beaucoup d’infos d’un coup, et certaines scènes sont un peu confuses. Mais il pose une chose essentielle : un univers avec une vraie personnalité.

  • Tu veux une série riche, un peu chaotique mais passionnante ? Tu es clairement dans la bonne taverne.
  • Tu préfères les intrigues très simples, ultra linéaires, où tout est expliqué dès le début ? Tu risques de grimacer un peu.

Sur Mirabilique, on aime quand un pilote prend des risques. Ici, on a des combats stylés, des dilemmes moraux, des royaumes qui s’effondrent et des personnages déjà marqués par leurs choix. On enchaîne l’épisode 2 sans discuter. 😉

FAQ – Questions que tu te poses sur « The End’s Beginning »

Faut-il avoir lu les livres ou joué aux jeux The Witcher pour comprendre l’épisode ?

Non, ce n’est pas obligatoire. L’épisode donne assez d’éléments pour suivre, même si la chronologie éclatée peut surprendre au début. Si tu continues quelques épisodes, les pièces du puzzle se mettent en place.

Pourquoi parle-t-on du « Boucher de Blaviken » ?

Parce que Geralt finit par tuer plusieurs personnes en pleine rue pour éviter un massacre encore pire. Les habitants ne voient que le sang, pas le contexte, et la légende se crée : pour eux, ce n’est pas un héros, mais un monstre de plus.

Cet épisode est-il représentatif du reste de la série ?

Oui et non. Il donne le ton côté violence, ambiguïtés morales et enjeux politiques, mais certains personnages clés (comme Yennefer) ne sont pas encore au centre. Disons que c’est une carte de visite sombre de ce que la série veut faire.

Je ne comprends pas la timeline, c’est grave ?

Rassure-toi, tu n’es pas seul. 😅 La série joue volontairement avec le temps au début, sans panneau géant « 10 ans plus tôt ». L’important, c’est de suivre les personnages et leurs choix : la logique temporelle se recale au fil de la saison.

The Witcher : The End’s Beginning, vaut-il le coup si je découvre complètement l’univers ?

Oui, si tu es prêt à accepter d’être un peu perdu au début. L’épisode ne fait pas de tuto, mais offre une vraie ambiance, des personnages marquants et un monde qui donne envie d’être exploré. Pour une soirée dark fantasy un peu sale mais efficace, c’est un très bon point de départ. 🎬

Mirabilique, c’est la voix qui décortique films, séries et pépites streaming avec humour, passion et zéro prise de tête. Entre critiques pop, guides malins et coups de cœur assumés, on t’aide à trouver quoi regarder… sans jamais te faire bailler. 🎬🍿

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